Test de JoyJoy | Jeux indés
 
 
 

 


Test de JoyJoy

Xbox Live Indie Games -  le 20 May 2010

Deux sticks analogiques pour contrôler un vaisseau tout rond et détruire plein d’ennemis… Bienvenue dans JoyJoy, le premier jeu du studio Radiangames !

JoyJoy est un projet que je suis depuis quelques temps maintenant (il a même fait l’objet d’une preview il y a plus de deux mois). Mon faible pour les twin-stick shooters (allant du vénérable et très difficile Robotron 2084, au récent et plus varié Geometry Wars 2) m’y a attiré, et la vidéo de présentation ainsi que les quelques captures d’écran m’avaient mis l’eau à la bouche ! Alors, peut-on parler de réussite ?

Aller dans le coin n'était peut-être pas le plus judicieux...

La première chose que l’on remarque dans ce jeu, ce sont les graphismes. Composés de formes assez douces (à commencer par le vaisseau que l’on contrôle, rond) et de couleurs pastels, donc plutôt claires, cela tranche nettement, non seulement avec les deux jeux mentionnés plus haut (tous les deux très sombres, Robotron ayant l’excuse de la technique de l’époque qui n’autorisait pas vraiment les couleurs douces…) mais également avec la plupart des jeux de ce genre que l’on a vu fleurir ces derniers temps (Beat Hazard entre autres) . Et ça fait du bien ! Sans compter toutes ces étoiles brillantes que rejettent vos ennemis après leur destruction, qui viennent se poser sur le fond, formant des constellations à peine perturbées par le tir de vos missiles. Bon, les ennemis ont tout de même l’apparence d’ennemis, certaines choses sont immuables…

Le son joue également un rôle important et, ici, il est également différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Je parle des explosions, plutôt que de la musique qui, tout en étant de bonne facture, n’a rien d’extraordinaire. En effet, les explosions des ennemis sont accompagnées d’un bruit qui fait très fort penser à celui d’un feu d’artifice et nous met dans un état d’esprit bien différent de celui que l’on a en jouant, par exemple, à Geometry Wars (dont les sons sont bien plus agressifs). J’ai du mal à ne pas faire le rapprochement avec le nom du jeu, JoyJoy, qui évoque peut-être la joie que l’on ressent, enfant comme adulte (enfin dans mon cas en tout cas…) en regardant un feu d’artifice.

JoyJoy contient également des boss !

Je viens de parler des graphismes et du son, mais qu’en est-il du jeu en lui-même ? Le gameplay est, il faut l’avouer, moins innovant que les deux autres points abordés. Vous avez le choix entre deux modes de jeu : le mode campagne, qui vous confronte à 24 vagues d’ennemis et 3 boss, et le mode challenge dans lequel il faut tenir 4 minutes contre une catégorie d’ennemis avec un choix d’armes défini. Votre progrès dans le mode campagne débloque les challenges qui, à leur tour, vous permettront de débloquer divers modificateurs (vitesse, invulnérabilité, …) utilisables dans tous les modes mais ayant un impact sur votre score final. Le mode campagne vous permet également d’obtenir les différentes armes pour votre vaisseau, au nombre de 6, allant du tir très rapide et focalisé aux missiles à tête chercheuse, ainsi que toutes les améliorations (davantage d’armure, un vaisseau plus rapide, …). Chacune des armes a également une attaque dévastatrice qui se déclenche après avoir chargé, grâce à la gâchette, une jauge.

On retrouve dans JoyJoy tous les classiques du genre : le vortex qui attire tous les vaisseaux à l’écran (sauf le vôtre), l’ennemi qui, lorsqu’il explose, libère des répliques de lui-même… Néanmoins, tout cela est propre, bien réalisé et très efficace. On sent que Luke Schneider, le fondateur de Radiangames, a bien révisé ses classiques ! Le jeu n’est évidemment pas parfait, par exemple le qualificatif associé à votre score lorsque vous perdez est disproportionné, ce qui lui fait perdre de sa pertinence (on obtient un “Good Score” avec 0 points…), ou encore il n’est pas facile d’obtenir l’arme que l’on veut dans le feu de l’action sans perdre une vie (on est obligé de “cycler” parmi les 6 armes et y prêter attention). Mais ce sont des défauts mineurs, qui ne gâchent vraiment pas le plaisir que l’on a à jouer !

Je n’ai donc aucun scrupule à dire que JoyJoy est une vraie réussite : une belle synthèse, au niveau du gameplay, de tous les éléments intéressants des twin-stick shooters, un emballage graphique superbe et un prix, d’à peine 1€, qui devrait finir de vous convaincre. À essayer d’urgence !

Matthieu Montaudouin


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