Test de War and Peace | Jeux indés
 
 
 

 


Test de War and Peace

PC -  le 13 February 2010

Est-il possible de réaliser un clone de Civilization, jeu de conquête du monde bien connu, en limitant l’interaction avec le joueur à sa plus simple expression : l’appui d’un seul bouton ? Stéphane Bura a relevé le défi !

Tout est dit dès l'écran d'introduction...

Ahh, Civilization, combien d’heures n’ai-je pas passé devant ce jeu, à essayer de construire la civilisation parfaite, celle qui dominerait le monde par la force ou par son avance technologique ! Ce jeu qui, lorsqu’on est plongé dedans, abolit toute notion du temps qui passe, n’est pas vraiment caractérisé par sa simplicité : il faut en permanence construire dans ses villes, conquérir de nouveaux territoires, rechercher de nouvelles technologies et gérer ses voisins, qui ont le plus souvent des intentions belliqueuses à votre égard. Évidemment, cela se joue au tour par tour, et nous avons donc le temps de prendre des décisions, mais l’interface est complexe et remplie de boutons et autres graphiques permettant de se situer dans la hiérarchie des civilisations.

Dans War and Peace, l’interaction est limitée au strict minimum : l’appui sur n’importe quelle touche du clavier changera votre attitude de guerrière à pacifique. Ce que cela change, en pratique, est la technologie que vous rechercherez. En temps guerre, vous apprendrez à construire des armes, qui amélioreront votre force, alors qu’en temps de paix, vous étudierez la médecine, pour améliorer votre développement, ou l’écriture qui augmentera votre capacité de recherche.

Les forces ennemies sont bien présentes, la bataille va être rude !

Tout le reste (développement des villes, déplacement des troupes, engagement des combats…) est géré par l’IA, qui essaie de faire pour le mieux avec les technologies disponibles. Lors de ma première partie, j’ai tenté de ne développer que la guerre, et je suis mort bien vite, comprenant qu’il fallait un juste équilibre des deux pour espérer gagner (c’est-à-dire conquérir toute la carte, dominer ses adversaires ou bien aller dans l’espace).

Et c’est là que tout l’intérêt du jeu se fait jour, et que l’on se rend compte que la victoire ne sera pas chose aisée. Le jeu étant en temps réel, il faut réagir vite selon la situation pour décider de développer l’aspect guerrier pour conquérir, ou l’aspect pacifique pour se développer. Les parties sont très rapides et intenses. La défaite survient assez rapidement si l’on ne développe que l’un ou l’autre des deux choix, mais on peut alors réessayer avec une nouvelle stratégie dans la foulée. On peut regretter que les choix dans l’arbre des technologies soient effectués pour nous, et que l’aspect graphique du jeu soit si basique (pouvoir différencier le type d’unités, hormis la différence settlers/guerrier, aurait été agréable), mais l’ensemble fonctionne bien.

Finalement, on retrouve dans ce jeu un peu de l’excitation de Civilization, le contrôle fin de l’action en moins. On enchaine les parties, tentant de conquérir toute la carte, essayant de nouvelles stratégies de développement, et on en vient presque à oublier que nous ne faisons qu’une seule chose : appuyer sur un seul et même bouton. Une belle réussite !



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